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13 avril 2013

Vous êtes seul ce soir ?

On est samedi soir, vous avez déjà commandé vos deux pizzas pour la soirée, le Blu-ray de Bienvenue chez les Ch'tis III est déjà sorti et vous avez déjà enfilé votre pyjama pour être plus à l'aise. Une nouvelle soirée tout seul en perspective. Mais vous vous dites qu'il faudrait que ça change ? Peut être. 

Comme il ne faut jamais dire jamais, pourquoi ne pas envisager de sortir un de ces soirs ? Oui, sortir de chez vous, respirer de l'air frais, parler à des êtres humains, voire des fantômes si vous en croisez etc ... Ben oui mais comment faire ? L'idéal serait bien sûr que quelqu'un vienne frapper directement à votre porte et vous propose d'aller vous éclater avec lui en ville. Mais comme ce n'est pas encore Nöel, il faut chercher un autre moyen. 

Par chance, il existe un site, OVS, qui permet d'entrer en contact avec des gens qui organisent de petites sorties entre inconnus ou presque et celà gratuitement pour ne pas exclure les pauvres. Bon, il y a des sorties comme le resto où il faut bien délier un peu sa bourse mais dans ce cas, rien ne vous empêche de jeûner toute la journée pour rentabiliser la sortie. Vous pouvez participer quelque soit votre physique et votre âge. 

Bref, il y a une sortie pour aller danser dans un bar resto pas loin d'ici ce soir. On y va ?

11 avril 2013

Suivez vos billets de banque

Vous êtes proche de vos sous ? Vous retenez vos larmes à chaque fois que vous devez vous séparer d'un de vos précieux billets ? Ne désespérez plus alors, vous allez pouvoir suivre à la trace le parcours de vos billets adorés grâce à leur numéros de série !

En effet, il existe depuis quelques années un site qui s'appelle Eurobilltracker qui vous propose de retrouver la trace de billets en euros. La méthode ? Sur la base du volontariat, les gens en possession de leurs précieux billets renseignent sur le site le numéro de série de chacun d'entre eux. Grâce à leur profil où est généralement renseignée leur position géographique, les billets peuvent ainsi être localisés sur la carte du monde.

Bien sûr, tous les billets existants ne sont pas traçables sur le site, tout dépend de la richesse de la base de données sur le moment. Mais cela fait toujours chaud au coeur de savoir par exemple que le billet de 500 euros que l'on a eu tant de peine à dépenser se trouve maintenant quelque part en Autriche par exemple. S'il est en Grèce par contre et que vous avez ouvert un compte bancaire avec, n'hésitez pas à songer à changer de banque à nouveau.



19 février 2013

Pluto ou Pluton ?

En 2013, tout le monde vous dira qu'aller sur la Lune, c'est has been. Sur Mars ? Pareil, on a déjà envoyé pléthore de robots là bas. Jupiter ? Un grand nombre de sonde sont aussi passées devant. Saturne ? On a déjà la sonde Cassini en 2004. Uranus ? Une sonde sur Uranus ... Hum, mauvaise idée. Alors où ? Eh bien pourquoi pas sur Pluton.

Découverte par un américain en 1930, la planète fut baptisée Pluton du dieu du même nom. Un an plus tard, Disney baptisait le chien de son nouveau héros du même nom. En anglais, Pluton devient Pluto. Mais les adaptateurs se sont dit que ce serait quand même bien de garder le nom original. Eh oui, on en était pas encore aux adaptations foireuses du regretté Club Do. Jusqu'ici, seules des observations très imprécises de la planète avaient été faites. Se trouvant à 3 milliards de km de la Terre, dur d'être précis.

Néanmoins en 2006, après être passé par un nombre incalculable d'obstacles budgétaires, la sonde New Horizon voit le jour et est lancée le 19 janvier de la même année. Destination Pluton que la sonde atteindra en juillet 2015.


encore 874 jours avant d'atteindre Pluton selon le compteur de la NASA


Et une fois arrivée sur Pluton ? Eh bien la sonde la survolera pendant une journée avant de s'enfoncer encore plus loin. Plus loin ? Où ça ? Eh bien vers les centaines voire milliers de planètes naines qui composent en partie la ceinture de Kuiper pour essayer d'en étudier une. Il faudra bien sûr de la chance pour tomber sur une planète intéressante mais avec toutes les données qui pourront déjà être recueilli sur Pluton, la sonde fera faire un grand bond en avant à nos connaissances.

Et quand est ce qu'on lance une sonde sur une exoplanète ? Hum, le siècle prochain peut être.

27 janvier 2013

L'hiver est là, si on allait en Antarctique se les geler encore plus ?


C'est l'hiver, le Père Noël est déjà passé et vous vous demandez quand est ce que vous pourrez à nouveau sortir votre superbe chemise / chemisier pour montrer vos supers pectoraux / nichons. En attendant, puisque c'est dimanche et que comme d'habitude il ne se passe rien, pourquoi ne pas se conter quelques petites histoires pour se réchauffer ? En l'occurrence ici, ce sera plutôt pour avoir encore plus froid car je vais parler du super aventurier Ernest Shackleton, un irlandais pur souche. Il vivait du temps où les mecs étaient vraiment des mecs et où les femmes étaient encore à leur place.




Evidemment vous vous demandez ce qu'il a de plus que vous ce blanc bec. Eh bien, il a entrepris en 1914 une expédition très périlleuse pour l'époque : traverser la totalité du continent Antarctique. Certaines mauvaises langues diront que c'est une mauviette qui a inventé un prétexte pour échapper à la guerre mondiale qui éclatait la même année ou prétexteront que eux font pareil tous les jours une manette de PS3 à la main. Néanmoins, sachant que l'expédition a commencé en janvier 1914 et donc six mois avant la guerre et que la PS3 n'existait pas à l'époque, ça en fait déjà beaucoup moins ici qui auraient été capables de la même chose. Et bien sûr jadis, il n'y avait pas de radio pour prévenir en cas de problème. En gros, si une tempête imprévue fait rage, c'est démerde toi coco.


Ouais, c'est en noir en blanc. La lose, même pas d'APN couleur en 1914


Bref, notre aventurier Shackleton que plus personne n'envie à présent prend le départ à bord de son navire baptisé à juste titre l'Endurance. Mais pas de bol pour eux, leur bateau n'atteint même pas le continent Antarctique qu'il se retrouve prisonnier des glaces qui se sont formées autour de lui. Shackleton n'est encore qu'à 90 km du continent et il est déjà bloqué. Bien sûr, son équipage va tenter tant bien que mal de dégager le navire  mais ce sera peine perdue. La glace est là et elle n'a pas l'air d'avoir envie d'aller voir ailleurs.




Après avoir compris qu'ils n'étaient pas de taille contre la glace, Shackleton et son équipage vont alors décider de faire ce que nos politiques modernes savent faire de mieux : attendre. La glace finira bien par se disloquer naturellement. Mais l'Antarctique est un continent capricieux. Lui qui recevait si peu de visiteurs à l'époque, il n'allait pas les laisser s'en aller comme ça. C'est ainsi que en Octobre 1915 soit presque un an après que l'Endurance se soit retrouvé piégé par les glaces, celles ci broient alors impitoyablement leur proie. La carlingue du navire subit d'importants dommages et le vaisseau se retrouve voué à rester prisonnier à jamais de la glace.




Téméraire mais pas dingue non plus, Shackleton renonce à son expédition et doit songer à présent à sauver ses fesses et celles de son équipage. Celui ci descend alors à grandes suées le matériel qu'ils avaient emmené pour l'expédition et notamment des traîneaux et les canots de près de 500 kg pour pouvoir prendre la mer une fois la glace partie. Les traîneaux contenant eux notamment de quoi survivre contre le froid comme ces manteaux en Rennes qui étaient le top de l'époque. Shackleton devra gérer ce fameux stock de survie avec parcimonie car il n'était prévu que pour son expédition et non pas pour l'équipage du navire entier qui aurait dû rebrousser chemin une fois arrivé au continent Antarctique.




C'est parti donc pour attendre que la banquise fonde un peu pour pouvoir mettre les fameux canots à la mer. Cela prendra à peine 1 an et demi, temps où Shackleton et son équipage auront profité du pays et notamment de sa spécialité locale, le phoque farci au manchot. Eh ouais, Mac Donald ne s'était pas encore installé là bas à l'époque.




Nous sommes maintenant en plein été 1916. Tout le monde se pète la gueule en Europe et Shackleton, qui ignore bien sûr tout ça car la télé n'existait pas à l'époque, conduit son équipage sur l'île la plus proche, l'île de l'Eléphant où ils arrivent après une semaine de navigation. Un petit bout de terre de 15 mètres sur 30 qui n'a même pas un palmier sur son milieu mais quand on a eu les pétons dans de la glace pendant presque deux ans, on ne va pas se plaindre. L'équipage construit un petit camp de fortune avec ce qu'il a sous la main et goûte un reposé bien mérité. Mais le sort s'acharne et veut que le camp ait été construit sur une plaque de guano de manchot. Ceux qui ont lu Tintin et le temple du soleil sauront de quoi je veux parler. Bien sûr, l'équipage qui n'était pas con avait allumé un grand feu pour se réchauffer ce qui a fait fondre la plaque de guano, propageant ainsi tout son délicieux arôme sur l'île.




Comme cette odeur de merde vient rappeler à Shackleton qu'il est justement dedans jusqu'au cou, il décide de prendre un canot avec quelques hommes pour aller chercher du secours. Car oui, à part son délicieux guano de manchot, l'île de l'Eléphant n'avait pas vraiment de ressources naturelles qui auraient pu justifier qu'un navire s'y rende. Shackleton fait optimiser un canot par les menuisiers de son équipage et le nomme le James Caird. Il monte à bord de celui ci direction l'île de Georgie du sud qui n'est qu'à 1290 km de là. Une paille en somme même si on prend en compte le fait que l'océan Antarctique est celui où il est le plus dur de naviguer. Et avec un simple canot en plus.




Après en avoir bavé pendant plus de deux semaines, Shackleton et ses quelques hommes arrivent sur l'île. Mais la randonnée n'est pas encore finie. Ils ont débarqué du côté inhabité de l'île et vont donc devoir la traverser complètement pour atteindre la station baleinière de l'autre côté. Et pour y ajouter encore plus de sensations, l'île est faite de montagnes, de grottes et de crevasses encore inexplorées pour l'époque. Mais il en faut plus pour effrayer ce bon Shackleton. Ni une ni deux, lui et ses hommes se fabriquent des petits crampons de fortune avec les vis du canot et vont se servir des outils des menuisiers comme des piolets. Pas de gaspillage.



Finalement, c'est après 3 jours d'alpinisme que Shackleton débarque à la station où il peut enfin demander des secours pour son équipage. Secours qu'il dirigera lui même 4 mois plus tard jusqu'à l'île de l'Eléphant où son équipage l'avait patiemment attendu. Comme quoi il ne faut jamais désespérer. Aujourd'hui, le canot de sauvetage qui a tiré d'affaire Shackleton et ses hommes est visitable dans un petit musée.




Qu'est ce que vous en dites, garçons ? On se paye une virée en Antarctique avec ou vous préférez rallumer la PS3 chez vous ?



23 juillet 2007

Voyage au bout de la lumière

Saviez vous que les vampires ne supportaient pas la lumière du soleil ? Eh bien je peux vous le confirmer, elle leur attaque sévèrement la peau ! Ça en plus du fait qu'elle éblouit les ténèbres quu vivent à l'intérieur d'eux qui contrôlent la dépouille maudite.

Mais attendez, comment je suis au courant de tout ça au fait ? Aurais je eu accès aux mémoires secrètes de Vlad Tepes précieusement gardées en Transylvanie ? *_*

Que nenni ! Dans le souci d'apporter une information claire et sans détour à mes lecteurs, j'ai décidé d'en savoir plus sur ces créatures en me rendant au nid de vampire le plus proche de chez moi : l'Hôtel des impôts.

Autant dire que je n'ai pas mis longtemps avant de les trouver. Sitôt entré, j'ai été mis mal à l'aise par l'atmosphère empathique qui se dégageait du personnel qui faisait de prudents allers retours entre les bureaux d'accueils et le premier étage. Alors que j'annonce venir pour demander la possibilité d'effectuer un stage chez eux, l'hôtesse me tend un bout de papier et m'indique le plus court chemin vers la cave. Gloup ! *_*

Pas dégonflé pour autant (ta daa !), je prend mon courage à quatre mains et je me dirige vers une salle à l'écart des autres bien plus miteuse que le reste du bâtiment. Prudemment, j'ouvre la porte où il est indiqué : Cave. Défense d'entrer ! Danger de mort ! Imperturbable, j'entrouve l'inquiétant accès qui s'offre à moi et d'où se dégage un très fort grincement. J'emprunte alors les escaliers en bois qui m'entraînent dans une pénombre aussi caverneuse qu'hostile.

Arrivé en bas, je tombe sur un couloir renfermant un petit bureau sur la droite faiblement éclairé par une torche. J'entre, je donne mon bout de papier, l'homme assis dans le bureau le lit et me demande si j'ai peur du noir. "Moi, peur du noir ?" lui lance je fièrement pas perturbé pour un euro. Il me donne alors un laissez passé et me dit de suivre le couloir jusqu'au bout, instruction que j'exécute aussitôt. Tout en longeant ce damné couloir à peine éclairé, il me parait flotter dans l'air une odeur âcre de moisi, comme si on avait laissé pourrir ici des fruits pendant des siècles.

Enfin, j'arrive au bout de mes peines en apercevant plusieurs cercueils au bout du couloir. Poliment, je prends la peine de toquer sur celui qui me paraît être le plus petit histoire de ne pas déranger le grand patron. Quasi spontanément, la boîte noire s'ouvre, laissant apparaître un homme brun vêtu d'un costume cravate noir. Encore dans le cirage, il m'adresse un regard vitreux avant de s'attarder brièvement sur mon cou pour se décider à me parler.

Rapidement, je lui explique le pourquoi du comment, que je suis là en fait pour faire un petit article sur les vampires, que c'est pour un blog hyper connu et qu'avec un peu de chance, un producteur le remarquera et qu'il pourra enfin se payer le cercueil de ses rêves en devant la star d'un nouveau film d'horreur à succès. Méchant mais naïf, le bougre finit par se laisser convaincre et me laisse accès à ce qu'il a appelé le convertisseur dimensionnel de la dimension Delta. Gné ?

En gros, et pour faire simple, il s'agirait d'un miroir où se reflètent par le biais d'un être la quintessence même des vampires suceurs de fric. Intrigué, je décide, armé de mon minuscule appareil photo dissimulé dans la poche avant de ma chemise, de me mettre en chasse de ce mystérieux miroir. Il ne me fallut pas longtemps pour le dénicher d'ailleurs puisque j'aperçus rapidement sur ma gauche un coin étonnament empli de clarté. Mais la lumière qui envahissait cette portion de couloir était plutôt froide, encourageant à trembler plutôt qu'à transpirer.

C'est alors que l'objet en question, le fameux "convertisseur", se dresse maintenant devant moi. Curieux, je m'en rapproche alors et je constate que plus je m'approche, plus la lumière abonde et plus la fraîcheur augmente. Interloqué, je me retrouve finalement face à face avec mon reflet dans ce miroir. D'abord normale, mon image va alors se déformer petit à petit pour laisser place à un double de ma propre personnalité mais en forme de vampire ! Berck *_*

Gagné par le frémissement de détenir un fameux scoop, je sors alors mon petit appareil et je "flashe" mon propre reflet. Etrangement, celui ci paraît alors ressentir un léger malaise et semble être "dévoré" par la lumière qui s'est dégagé de mon propre flash. Trop excité pour tenir compte de ce détail, je flashe encore deux fois mon "double" avant que celui ci ne disparaisse alors complètement, emportant avec lui la mystérieuse lumière froide qui envahissait la pièce. Désabusé, je reste un court instant devant le miroir qui ne me renvoit plus maintenant qu'une image normale avant de finalement, las, tourner les talons.

En passant à côté du cercueil de mon interlocuteur précédent, je constate que celui ci est vide. Curieux, je toque aux autres cercueils, pas de réponse. Je les ouvre, ils sont vide. Pris tout à coup du pressentiment de celui qui a fait une connerie, je sors alors du couloir en évitant discrètement l'oeil du gardien grâce à la pénombre qui régnait. Je pousse un ouf de soulagement en sortant de cette cave et je sors discrètement de l'Hôtel des impôts par une porte dérobée qu'un agent de service avait ouverte pour vider les ordures.

A titre d'information, voilà les trois clichés que j'ai pu prendre avant que mon double du miroir ne soit entièrement englouti par la lumière ambiante de mon appareil.







Quelque chose d'étrange me dit que les riches du coins vont payer beaucoup moins d'impôts d'ici l'année prochaine ...